La plupart des spécialistes du marketing ont marqué d’une croix le 25 mai prochain, parce que le GDPR (RGPD en Français) entre en vigueur ce jour-là. Le nouveau Règlement général sur la protection des données ne s’applique pas seulement aux nouveaux clients potentiels, mais aussi à tous les contacts de votre base de données pour lesquels vous ne pouvez pas démontrer une autorisation explicite. Vous devez donc lancer une campagne de re-permission GDPR : des e-mails convaincants où vous demandez à vos contacts existants si vous pouvez encore leur écrire à l’avenir. Pour qu’un tel mailing GDPR soit couronné de succès, vous devez tenir compte d’un certain nombre de facteurs. Voici trois conseils.

 

1. Commencez par le début : une sélection minutieuse de votre base de données et une évaluation des conséquences de l’adhésion et du désabonnement

Prenez le temps de bien étudier votre base de données. Cherchez les contacts pour lesquels vous ne pouvez pas prouver une adhésion, et pour lesquels une réadhésion est donc nécessaire. Si vous ne pouvez pas l’obtenir avant le 25 mai, alors vous ne pouvez plus leur envoyer d’e-mail et devez les supprimer de votre base de données. Ne cherchez pas à obtenir une nouvelle autorisation des contacts qui ont déjà indiqué ne pas vouloir recevoir de marketing par e-mail ou dont vous pouvez démontrer explicitement que vous êtes autorisé à leur envoyer des e-mails, au moyen d’un contrat, par exemple.

Dès que vous savez clairement à qui vous pouvez encore envoyer des e-mails selon le GDPR et à qui vous ne pouvez pas le faire, vous pouvez diviser votre base de données en deux : autorisation et pas d’autorisation. Voyez la taille des deux groupes. Si seule une petite partie de tous vos contacts doivent être recontactés, votre campagne (et le temps que vous y consacrerez) sera très différente du cas où 80 % de votre base de données doit être réapprouvée.

Regardez aussi l’activité du groupe « pas d’autorisation » : dans quelle mesure ont-ils été actifs suite aux mailings récents ? Une base de données active augmente les chances de succès d’un mailing, tandis qu’une base de données inactive risque de réduire considérablement votre liste. Utilisez ces informations pour déterminer l’approche de la campagne et pour que vos collègues aient des attentes réalistes.

Vous pouvez également diffuser votre campagne de re-permission via d’autres canaux tels que les médias sociaux, votre magasin que en ligne (lorsque quelqu’un passe une commande), les SMS (lors de l’envoi d’un mot de passe unique) ou votre blog. Un exemple : Hubspot sait exactement quand un utilisateur précis visite une page et en profite pour afficher un appel à l’action personnalisé : « Bonjour <UTILISATEUR>, voulez-vous continuer à recevoir ces articles dans votre boîte aux lettres électronique ? Alors confirmez vite votre inscription (GDPR). »

 

2. Concentrez-vous non seulement sur le GDPR mais aussi sur ce qu’il peut apporter

N’oubliez pas que le but de votre campagne est d’obtenir une base de données conforme au GDPR, avec un maximum de contacts utiles que vous pouvez informer avec des actualités, des actions intéressantes, des informations importantes, etc. Mais pourquoi voudraient-ils recevoir et lire vos e-mails ? Qu’est-ce qu’ils y gagnent ? Expliquez-le clairement dans votre mailing. Besoin d’idées ? Téléchargez nos 5 modèles prêts à l’emploi.

 

3. Personnalisez vos e-mails et rendez l’adhésion et le désabonnement explicites

Vos mailings sont destinés à des gens qui connaissent probablement le GDPR et comprennent pourquoi vous devez vous conformer à ce nouveau règlement sur la protection de la vie privée ? Dans ce cas, n’hésitez pas à détailler vos efforts visant à être en conformité et à le rester. Si vous vous adressez à un groupe qui ne sait pas (vraiment) ce qu’est le GDPR, il vaut mieux ne pas se lancer dans les détails. Dans les deux cas, assurez-vous que le groupe cible se sente concerné.

Ceci peut notamment être fait en personnalisant vos e-mails. Quelques conseils :

  • Adressez-vous directement au destinataire.
  • Le cas échéant, indiquez l’entreprise pour laquelle il travaille.
  • Expliquez clairement comment le destinataire peut tirer profit de votre lettre d’information ou de votre mailing.
  • Faites envoyer l’e-mail par son interlocuteur au sein de votre entreprise.

Veillez à proposer l’adhésion mais aussi le désabonnement dans votre e-mail. C’est essentiel pour savoir qui n’a pas lu votre message et qui décide volontairement de ne plus recevoir d’e-mails. Ne forcez personne à faire ce choix. Il est possible d’éviter les désabonnements en ayant une approche plus souple. Par exemple, demandez aux destinataires de modifier leurs coordonnées ou leurs préférences. En mettant à jour leurs préférences d’e-mail, votre base de données saura quels e-mails seront vraiment lus. Et en confirmant activement ou en changeant leurs préférences, vous obtiendrez à nouveau leur autorisation.

Attention : votre e-mail doit toujours se concentrer sur l’autorisation. C’est également la règle lorsque vous utilisez un incitant, tel qu’une remise ou un livre blanc. L’appel à l’action ne doit en aucun cas concerner un incitant. L’accent doit toujours être mis sur l’obtention de l’autorisation.

Bien sûr, votre campagne ne s’arrête pas après l’envoi de votre premier e-mail. Par conséquent, analysez le taux d’ouverture, le taux de clic et de rebond, puis – en fonction des résultats – envoyez plusieurs e-mails sur une période de quelques semaines, voire plus, aux contacts qui n’ont pas répondu. Après tout, vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’un seul e-mail incite tout le monde à donner son autorisation.

 

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