Dark social : c’est vrai, ce nom semble un peu sombre et mystérieux. Pourtant, le dark social est bien plus commun qu’on ne pourrait le croire. Avez-vous déjà copié un lien pour l’envoyer via WhatsApp ? Si oui, félicitations ! Vous êtes passé du côté obscur des réseaux sociaux.

 

Pour ceux qui souhaitent une définition : le dark social est le trafic social qui s’effectue depuis des canaux privés qui sont difficiles à tracer ou à identifier. WhatsApp, Slack, les e-mails et les lettres en sont quelques exemples. Les moteurs de recherche comme Google et Bing sont publics et ne font donc pas partie du dark social.

 

Ce que vous devez absolument savoir sur le dark social

Comme le dark social se développe dans la sphère privée, il est très difficile d’évaluer le pourcentage qu’il représente dans l’ensemble du trafic d’un site internet. RhythmOne a étudié ce phénomène d’un peu plus près et a identifié plusieurs tendances :

  1. 84 % des liens partagés passent par les canaux privés. Et ce chiffre continue d’augmenter.
  2. Près de la moitié des consommateurs âgés de 55 ans ou plus partagent des liens uniquement via le dark social.
  3. La communication qui passe par le dark social se fait principalement sur des appareils mobiles.

 

Comme le trafic s’effectue sur les canaux privés, évaluer l’ampleur du dark social est extrêmement difficile. Mais pas nécessairement impossible. Voilà quelques astuces :
  1. Les tags UTM: Faites en sorte que les liens qui renvoient vers le contenu auquel vous faites référence soient facilement reconnaissables en ajoutant des tags UTM via le link builder de Google. Cela ne vous prendra que deux minutes et vous permettra d’éviter de nombreuses complications par la suite. Votre lien aura les bonnes caractéristiques et sera reconnaissable. Vous pourrez donc identifier plus facilement le trafic qui se fait via le dark social lorsque vous analyserez votre site internet.

    Les tags UTM, c’est quoi ? Les tags UTM (Urchin Tracking Module) sont une façon de tagger des URL pour Google Analytics. Vous ajoutez alors un code UTM à un lien. Cela permet à Google Analytics d’évaluer et d’analyser les résultats d’une campagne marketing. Vous pouvez recourir à des tags UTM distincts en fonction du média et du canal utilisé.

  2. Les réducteurs d’URL: Les URL plus courtes sont plus esthétiques sur les réseaux sociaux et se partagent plus facilement. Il est très facile de réduire la longueur des URL en utilisant l’un de ces outils : goo.gl, bit.ly ou ow.ly. Mais pourquoi est-ce important pour vos analyses ? Les utilisateurs qui souhaitent partager un lien qu’ils estiment trop long vont le raccourcir eux-mêmes. La plupart du temps, ils n’utilisent pas d’outil et ils enlèvent tous les données UTM. En fournissant vous-même un lien plus court pour votre lien UTM, vous éviterez que des gens ne bricolent votre lien et qu’ils ne suppriment des données importantes.
  3. Les boutons de partage vers les réseaux sociaux: En ajoutant des boutons de partage à votre contenu, vous saurez rapidement sur quel média social votre public partage le plus souvent ce contenu. N’oubliez pas d’ajouter les e-mails et WhatsApp à la liste de boutons de partage. Faites également en sorte que ces boutons apparaissent clairement sur votre site. Les utilisateurs pourront ainsi partager plus facilement votre contenu et vous verrez le nombre de partages augmenter !

 

Quelques paramètres à prendre en compte lorsque vous mesurez le trafic sur votre site :
  • La forme du contenu : quel type de contenu est partagé ? Un livre blanc, une vidéo démo, une page produit… ?
  • La portée : combien de personnes se connectent au contenu ?
  • Les impressions : à quelle fréquence le contenu est-il regardé ?

 

Pourquoi évaluer le dark social ?

En mesurant le dark social, vous en apprendrez davantage sur les centres d’intérêt de votre public. Vous pourrez ensuite utiliser ces informations pour mieux répondre aux envies et aux besoins de vos clients.

 

Comment reconnaît-on le dark social dans l’analyse de son site internet ?

Souvent, le dark social est lié au trafic direct. « Le trafic direct n’est pas toujours ce qu’il semble être », nous a expliqué Jente Joris pendant le Socialmedia Summit de cette année. En analysant le trafic sur votre site internet, vous avez probablement déjà remarqué que de nombreux visiteurs arrivaient « directement » sur une page bien précise. Cela ne veut pas toujours dire qu’ils ont tapé, par exemple, « https://www.outsource.be/fr/marketing-fr/test-de-logiciels-de-mail-marketing-flexmail-vs-mailchimp/ » dans leur moteur de recherche. Il est très probable que ces visiteurs soient arrivés sur la page via le dark social.

Le trafic direct est le trafic que Google ne peut pas catégoriser dans des rubriques telles que social, organic, paid search… Les clics générés depuis les applications, les fichiers PDF et les codes QR sont également considérés comme du trafic direct.

Envie d’en savoir davantage sur les réseaux sociaux ? Rendez-vous sur le blog de notre collègue Rein pour tout savoir sur les vidéos sur les réseaux sociaux.

Post A Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les spams et autres commentaires indésirables. Lisez ici comment les données de vos commentaires sont utilisées.